le programme : 2011-2012


2011-2012 - Programme N°1 : SCHUBERT : Grands Choeurs - Programme N°2 : MOZART : Motets - HAYDN : Nelson' Messe

Programme N°2 - MOZART - HAYDN

MOZART

Ave verum (K.618)

La dernière œuvre religieuse de Mozart était la Grande Messe en ut mineur. Depuis huit ans, Mozart n'a plus rien écrit en fait de musique d'église. Il y revient ici, dans le plus parfait et le plus expressif de ses motets, pour faire plaisir à son ami Stoll. Il apparaît en fait que Mozart n'écrit de la musique religieuse que sur commande. Cela ne signifie en rien qu'il n'exprime pas des sentiments religieux ; la piété que dégage l' Ave verum , avec ses nuances d'adoration, de repentir contrit, d'imploration confiante, est hors de discussion.

L'émotion profonde qui l'anime dépend intimement de la mise en œuvre esthétique du texte, donnant ainsi libre cours à une intense sincérité. Dans la même mesure où les sentiments exprimés par les personnages de ses opéras correspondent à quelque chose de profond, plus ou moins conscient, au fond de lui.

Sub tuum præsidium – Offertoire (K.198)

Armelle Debos, soprano et Carole Marais, mezzo-soprano

Ce Psaume est l'un des nombreux ouvrages religieux composés en 1773, par Mozart pour l'évêque Colloredo. Son écriture, toute en souplesse, évoque les beaux duos composés par Mozart pour ses héroïnes d'opéras.

Tantum ergo (K.142)

pour soprane et chœur - Armelle Debos, soprano

Avec cette pièce s'achèvent les compositions d'église de Mozart en 1772. L'œuvre est écrite pour quatre voix, comme à peu près toute la musique vocale d'église à cette époque, mais le rôle du soprano y est très important. La présence de trompettes participe à son éclat

Symphonie Salzbourgeoise n°1 en ré (K.136)

Les trois symphonies Salzbourgeoises ont été composées également en 1772, au cours du premier trimestre. Mozart avait alors seize ans. Il avait alors mentionné Divertimento . Cependant, le manuscrit étant perdu, Einstein conteste l'authenticité mozartienne de cette appellation, prétextant que ces ouvrages ne comportent pas deux menuets.

En fait, leur forme peut s'apparenter à celle de Quatuors. Pourtant, il pourrait bien s'agir en effet d'une Symphonie , à l'instar des symphonies pour cordes écrites par Joseph Haydn. Ainsi, la situation bâtarde entre le quatuor, le divertissement et la symphonie de ces trois œuvres, nous amène à penser que Mozart s'engage alors à la recherche d'un caractère propre et plus intime de ce genre.

Orchestre Sinfonietta de Paris

Direction : Dominique Fanal


Nelson Messe de Joseph Haydn

Missa in Angustiis (1798)

Haydn resta toujours fidèle à sa devise : « Les arts libres et la si belle science de la composition ne supportent aucune contrainte dans leur exercice. "L'esprit et l'âme doivent être libres" avait-il jadis professé devant la Société des Musiciens , et, en effet, il appliquait cette devise en ne faisant aucun compromis en matière artistique.

Du reste, le maître de chapelle du Prince Esterhazy, dont la renommée avait franchi les frontières – ses symphonies et sa musique de chambre étaient fort prisées à Paris, Londres, Lisbonne et Berlin – n'aurait pu, sans déchoir, se soumettre aux lubies d'autrui, fut-ce un empereur ou un archevêque.

Depuis 1761, date à laquelle il avait pris ses fonctions à Esterhazy, Haydn avait pourvu le prince mélomane et sa cour en compositions de toutes sortes, principalement en opéras, symphonies et musique de chambre.

La musique religieuse adopta ainsi des traits qui la rapprochèrent de plus en plus de l'univers de l'opéra. En cela, il était un pur produit de son époque – il suffit d'évoquer les messes de son collègue et ami Mozart ou de Cherubini, elles aussi fortement influencées par l'opéra. Cette évolution ne modifia en rien l'attitude profondément religieuse de Haydn. « Quand je pense à mon Dieu, mon cœur bondit de joie, et ma musique bondit avec lui. »

Solistes : Armelle Debos, soprano - Carole Marais, mezzo-soprano

Yves Vandenbussche, ténor - Romeo Fidanza, basse

CHORALE MARC-ANTOINE CHARPENTIER

Orchestre Sinfonietta de Paris

Direction : Dominique FANAL


Programme N°1 - SCHUBERT

Gott im Ungewitter (D-985) - (Dieu dans la tempête)

Chœur et piano

Composé en juin 1816, vaste composition en ut mineur en 2 parties dans un style solennel. La deuxième partie utilise certains procédés d'opéra.

Der Hirt auf dem Felsen (D-965) - (Le Pâtre sur le rocher)

Armelle Debos (soprano), Jean-Jacques Théron (clarinette), Etienne Goepp (piano)

Composé en octobre 1828, il ne s'agit pas là d'un Lied mais bien d'un petit air de concert. Schubert innove ici en joignant à la voix un instrument, ici la clarinette, et constitue ainsi un trio qu'il utilise pour exprimer les sentiments du Pâtre et sa joie quant à la montée du printemps. C'est un petit rondo à deux épisodes.

Tout d'abord, la clarinette déploie avec délices ses volutes aériennes. Puis intervient la voix à laquelle la clarinette répond en écho pour toute cette première partie. Le refrain accentue à plaisir toutes les indication de légèreté bondissante (Imitation du « Jodeln » tyrololien repris par la clarinette, sur les mots « ich singe » (je chante…), triolets, grâce enfantine des ornements)

Puis, c'est le deuxième couplet, celui de l'absence, mélancolique et oppressé. Une transition instrumentale mène à la deuxième partie, et, dans le chant léger de la clarinette, s'envole l'hymne au printemps.

Cette composition commandée par Anna Milder-Hauptmann, ne fut transmise à la cantatrice que quelques mois après le décès de Schubert, par l'entremise de son ami Vogl. Elle ne la chanta pour la première fois qu'en mars 1930, à Riga.

Begräbnislied (D-168)

Chœur et piano

Composé en mars 1815, ce quatuor vocal est un des premiers réalisés par Schubert qui allait utiliser avec bonheur cette formule jusqu'au terme de sa vie. Il a été composé vraisemblablement en vue des cérémonies pascales et chante l'ensevelissement dans une longue et sérieuse réflexion sur la mort.

Mirjam's Siegesgesang (D-942) (Chant de triomphe de Myriam)

Armelle Debos,Soprano - chœur et Etienne Goepp, piano

Schubert compose cette cantate pour soprano solo, chœur mixte et piano en mars 1828, sur un texte spécialement écrit par le poète Grillparzer. Mirjam's Siegesgesang était pensé pour orchestre, mais Schubert le composa d'abord avec accompagnement de piano, il voulait ensuite en faire l'instrumentation, mais il mourut avant de pouvoir réaliser ce projet ! La première exécution publique eut lieu après sa mort. Elle fut donnée pour la première fois au concert organisé pour l'érection d'un monument funéraire à Schubert, le 20 janvier 1829. L'œuvre était destinée à la cantatrice Joséphine Fröhlich. Cette cantate commente avec brio l'épisode biblique de la sortie d'Egypte du peuple juif, avant d'exploser en un grand chant de triomphe après l'évocation de la traversée de la mer Rouge. Myriam, sœur de Moïse, en est le héros-récitant. Tout au long de l'œuvre, c'est le soprano soliste Myriam qui introduit, conduit et entraîne le chœur étroitement dépendant des impulsions qu'il lui communique, et crée cet admirable effet de distance et de contradiction que Schubert a déjà merveilleusement utilisé dans de précédents chœurs d'hommes.

Gott der Weltschöpfer (D-986) (Dieu, le Créateur du monde)

Chœur et piano

Composé en juin 1816, cet ouvrage, en ut majeur, emprunte une démarche homophonique, comme il se doit pour un hymne de cet ordre.

Lieder par Armelle Debos (soprano) et Etienne Goepp (piano)


Impromptus de Schubert

Etienne Goepp (piano)

BONUS

SCHUBERT : Biographie sur WIKIPEDIA

Lieder : Le Pâtre sur le rocher, La Jeune Fille et la Mort, Ständchen, Marguerite au rouet...

386 Lieder de F. Schubert

Gesänge für eine Singstimme mit Klavierbegleitung.


 

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Franz SCHUBERT

Quel qualificatif peut-on joindre au nom de ce si généreux compositeur ? A la fois musicien et poète, il transmet la vérité de ses impressions et la profondeur de ses sentiments dans leur infinie variété. Sa musique est tour à tour enjouée et grave, primesautière et glorieuse, tendre et passionnée, véhémente et mystérieuse, remplie d'angoisse ou de sérénité.

Les chœurs qui seront interprétés par le Chœur Marc-Antoine Charpentier, la cantate « Mirjam's Siegesgesang » et les lieder chantés par la soprano Armelle Debos accompagnée par la clarinette de Jean-Jacques Théron dans « Le Pâtre sur le rocher », les Impromptus joués par Etienne Goepp au piano apporteront l'illustration sonore de cet enchantement musical.

Franz Schubert est assurément un musicien romantique, mais il est plus que cela : il est profondément humain.

Ce programme sera donné en concert par le Chœur Marc-Antoine Charpentier, Armelle Debos, soprano, Jean-Jacques Théron, clarinette, Etienne Goepp, piano, à partir du vendredi 25 novembre à 20h.30 à l'église St-Pierre–St-Paul de La Rochette, puis le dimanche 11 décembre à 16h.30 à l'église Ste Marie de Ponthierry, et enfin, le dimanche 15 janvier 2012 à 16h.30 à l'église St Denis de Tournan.

J.M.

 

Renseignements et réservations : Tél. : 01 64 98 42 51 - helene.baladier@free.fr
Vente des billets : sur place, une heure avant le concert et, pour Ponthierry : MAG PRESSE : 36 avenue Albert Beaufils - Ponthierry
Prix des places : 19 € - T.R. : 16 €
Le tarif réduit est accordé, sur présentation d’un justificatif, aux étudiants, scolaires, handicapés,
familles nombreuses, chômeurs, RSA, groupes de 10 personnes accompagnées


Programme N°2 - MOZART - HAYDN

MOZART

Ave verum (K.618)

La dernière œuvre religieuse de Mozart était la Grande Messe en ut mineur. Depuis huit ans, Mozart n'a plus rien écrit en fait de musique d'église. Il y revient ici, dans le plus parfait et le plus expressif de ses motets, pour faire plaisir à son ami Stoll. Il apparaît en fait que Mozart n'écrit de la musique religieuse que sur commande. Cela ne signifie en rien qu'il n'exprime pas des sentiments religieux ; la piété que dégage l' Ave verum , avec ses nuances d'adoration, de repentir contrit, d'imploration confiante, est hors de discussion.

L'émotion profonde qui l'anime dépend intimement de la mise en œuvre esthétique du texte, donnant ainsi libre cours à une intense sincérité. Dans la même mesure où les sentiments exprimés par les personnages de ses opéras correspondent à quelque chose de profond, plus ou moins conscient, au fond de lui.

Sub tuum præsidium – Offertoire (K.198)

Armelle Debos, soprano et Carole Marais, mezzo-soprano

Ce Psaume est l'un des nombreux ouvrages religieux composés en 1773, par Mozart pour l'évêque Colloredo. Son écriture, toute en souplesse, évoque les beaux duos composés par Mozart pour ses héroïnes d'opéras.

Tantum ergo (K.142)

pour soprane et chœur - Armelle Debos, soprano

Avec cette pièce s'achèvent les compositions d'église de Mozart en 1772. L'œuvre est écrite pour quatre voix, comme à peu près toute la musique vocale d'église à cette époque, mais le rôle du soprano y est très important. La présence de trompettes participe à son éclat

Symphonie Salzbourgeoise n°1 en ré (K.136)

Les trois symphonies Salzbourgeoises ont été composées également en 1772, au cours du premier trimestre. Mozart avait alors seize ans. Il avait alors mentionné Divertimento . Cependant, le manuscrit étant perdu, Einstein conteste l'authenticité mozartienne de cette appellation, prétextant que ces ouvrages ne comportent pas deux menuets.

En fait, leur forme peut s'apparenter à celle de Quatuors. Pourtant, il pourrait bien s'agir en effet d'une Symphonie , à l'instar des symphonies pour cordes écrites par Joseph Haydn. Ainsi, la situation bâtarde entre le quatuor, le divertissement et la symphonie de ces trois œuvres, nous amène à penser que Mozart s'engage alors à la recherche d'un caractère propre et plus intime de ce genre.

Orchestre Sinfonietta de Paris

Direction : Dominique Fanal


Nelson Messe de Joseph Haydn

Missa in Angustiis (1798)

Haydn resta toujours fidèle à sa devise : « Les arts libres et la si belle science de la composition ne supportent aucune contrainte dans leur exercice. "L'esprit et l'âme doivent être libres" avait-il jadis professé devant la Société des Musiciens , et, en effet, il appliquait cette devise en ne faisant aucun compromis en matière artistique.

Du reste, le maître de chapelle du Prince Esterhazy, dont la renommée avait franchi les frontières – ses symphonies et sa musique de chambre étaient fort prisées à Paris, Londres, Lisbonne et Berlin – n'aurait pu, sans déchoir, se soumettre aux lubies d'autrui, fut-ce un empereur ou un archevêque.

Depuis 1761, date à laquelle il avait pris ses fonctions à Esterhazy, Haydn avait pourvu le prince mélomane et sa cour en compositions de toutes sortes, principalement en opéras, symphonies et musique de chambre.

La musique religieuse adopta ainsi des traits qui la rapprochèrent de plus en plus de l'univers de l'opéra. En cela, il était un pur produit de son époque – il suffit d'évoquer les messes de son collègue et ami Mozart ou de Cherubini, elles aussi fortement influencées par l'opéra. Cette évolution ne modifia en rien l'attitude profondément religieuse de Haydn. « Quand je pense à mon Dieu, mon cœur bondit de joie, et ma musique bondit avec lui. »

Solistes : Armelle Debos, soprano - Carole Marais, mezzo-soprano

Yves Vandenbussche, ténor - Romeo Fidanza, basse

CHORALE MARC-ANTOINE CHARPENTIER

Orchestre Sinfonietta de Paris

Direction : Dominique FANAL

BONUS

MOZART: Biographie - HAYDN : Biographie - Missa in Angustiis

 


Programme 2010-2011
Association Marc-Antoine Charpentier - Siège social : 42, Av. de Meaux - 77000 Melun - Directeur de la Publication : Jean Martin